Il n'y a pas que l'ostéopathie dans la vie

"Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect."

Doit-on attendre d’être fou pour aller chez le psy?

 

 

1 : Le constat (Introduction):

Depuis quelques années, mon cercle social et mes fréquentations ne cessent d’évoluer. Bon signe ou non, je ne sais pas, c’est en tout cas ce que j’observe.

Parmi ces fréquentations, de plus en plus de personnes vont, ou sont déjà allées voir des psychologues. Et généralement,  ils ou elles en parlent en étant totalement à l’aise, comme si c’était cela normal d’aller voir un psy.

Paradoxalement, ou pas, ces personnes paraissent en général beaucoup + épanouies que les autres.

 

« Mais pourtant, si ils vont voir un psy, c’est que leur vie doit être remplie de problèmes… » (Remarque à imaginer en mode « voix de mamie aigrie ». Vous voyez le truc ?)

 

« – Alors écoute mamie, je vais essayer d’être clair.

Premièrement, cette réflexion nous montre que TOI, tu as l‘air d’en avoir un gros de problème. On appelle cela « fermeture d’esprit ». Mais t’as quand même un peu raison car tu sais quoi, je vais te dire un secret : des problèmes, on en a tous. »

Si vous saviez combien de fois j’ai eu envie de répondre cela.

Facebook et Instagram essayent pourtant de nous faire croire l’inverse, les salauds. Mais détrompez vous les amis car je répète: nous avons TOUS des problèmes. Plus ou moins importants certes.

2 : La démarche d’aller voir un psy est elle-même une preuve d’ouverture d’esprit.

Ouverture d’esprit qui bizarrement, ou pas, est souvent inversement proportionnelle à la quantité de problèmes que l’on a dans notre vie. Je vous invite à relire cette phrase et méditer dessus avant de lire la suite.

 

Car « Aller voir » est à elle seule une action thérapeutique. Que ce soit un psy ou quelque chose d’autre d’ailleurs. Cette expression a été popularisée dans les années 50 par un homme sans lequel cet article n’existerait pas : Jacques Brel.

Brel définissait la bêtise, comme le fait de ne pas « aller voir ». Bêtise, qui est en fait un synonyme de « comportement fermé d’esprit ».

« La bêtise c’est terrible. C’est la mauvaise fée du monde. C’est la sorcière du monde.

La bêtise, c’est de la paresse. La bêtise c’est un type qui vit et qui se dit « ça me suffit ».

Et qui ne se botte pas le cul tous les matins en se disant « ce n’est pas assez ». « Tu ne sais pas assez de choses, tu ne vois pas assez de choses, tu ne fais pas assez de choses »._ Jacques Brel

Cette interview est encore mieux en vidéo. Cliquez ici, ça dure une minute.

 

Peut-on ainsi juger l’ouverture d’esprit d’une personne par sa capacité à « aller voir » ?

L’accord toltèque n°2* nous l’interdit: dommage, je trouvais l’idée intéressante.

 

 

3 : Et si les « psychologues » nous rendaient riches malgré le prix de leurs consultations.

 

« Faut pas non plus se les chercher les problèmes. C’est sûr que si on en cherche on en trouve. Faut être heureux avec ce qu’on a, c’est tout »_ Roger

« Ecoute Roger, c’est bien sympa ce que tu dis mais ça sonne faux. T’es heureux toi ? »

 

Savoir se « contenter de ce qu’on a » rend heureux si l’on parle de choses matérielles. C’est vrai.

Se contenter de ce qu’on a, à l’intérieur de nous, n’a jamais rendu les gens heureux.

 

« J’ai plein de frustration et de colère en moi mais je vais très bien. Pourquoi chercher la joie ? Ridicules ces hipsters. » (Voix de Norman, le youtubeur)

 

L’exemple du moine est particulièrement parlant. Je raconte souvent que le voyage m’a fait rencontrer des gens qui n’avaient rien et qui était heureux. Matériellement, ces gens n’avaient effectivement rien.

Intérieurement par contre, ils avaient beaucoup + que moi.

 

« Ces gens-là », (les moines, pas ceux de Brel) passent en effet leur vie à développer leur spiritualité. Ils méditent à longueur de journée, développent et cultivent des émotions qui font d’eux des gens beaucoup plus riches que nous.

Eckart Tolle** raconte également qu’il ne s’est jamais senti aussi riche que durant la période où il était SDF, lorsqu’il découvrait cette sensation de richesse intérieure qu’il n’avait alors jamais expérimenté…

Ces richesses intérieures, pour simplifier +++, sont la capacité de : créer, ressentir et cultiver en nous des émotions positives. Les plus puissantes : AMOUR, JOIE, GRATITUDE.

=>  Le rapport avec le fait d’aller voir un psychologue :

Travailler sur soi en allant voir un psychologue permet de mieux se comprendre. Mieux se comprendre = meilleure gestion de ses émotions, négatives notamment = meilleur équilibre intérieur.

 

Croyance personnelle : un « déséquilibre intérieur » remonte toujours à la surface au bout d’un moment. Par des douleurs et maladies « inexpliquées » par exemple.

 

« La discordance entre nos états d’âme et notre personnalité profonde est la cause de tous nos troubles »_Edward Bach

 

4 : Impact des émotions négatives sur le corps.

Certaines personnes ont des douleurs physiques insupportables, mais tiennent fermement à séparer ces douleurs physiques de leur état psychologique. Comme si le corps et l’esprit n’avaient pas de lien. Lol.

 

J’entends tellement de patients me raconter les bienfaits physiques qu’ils ont obtenu suite à un travail en psychothérapie que régulièrement, je conseille d’associer l’ostéopathie à un accompagnement chez un psy.

 

A mon grand bonheur, mes patients sont de plus en plus ouverts à cette démarche et comprennent de mieux en mieux l’impact que leurs émotions peuvent avoir sur leurs corps.

Il reste cependant quelques résistances…

5 : Exemples de résistances et conseils pratiques pour en finir:

 

 

A : Le patient qui a peur d’aller chez le psy car il ne sait pas quoi lui dire.

Conseils => Lance toi. La première fois que tu t’es jeté à l’eau tu te rappelles ? Tu trouveras des choses à dire ne t’inquiète pas. La/le psychologue t’aidera pour ça, c’est sont métier.

 

B : Le patient qui a peur de la réaction de son entourage :

« Papa je pense que j’aimerais bien allé voir un psy… » (Voix de l’ado timide en demande d’aide)

« Non mais quelle idée. On n’est pas chez les fous, tu vas bien non ? » (Voix de Roger, son père.)

Histoire d’un jeune actif pour dédramatiser la démarche d’aller consulter => Etienne a 27 ans, un métier-passion qui le fait vivre, qui a du sens et qui lui laisse du temps pour ses autres passions. Globalement, tout va pour le mieux dans sa vie et il en est conscient. Mais parfois, Etienne va voir un psy pour parler et réfléchir par rapport à ses problèmes, car lui aussi, comme tout le monde, il lui arrive d’en avoir.

Et ses amis qui trouvent le fait d’aller voir un psy bizarre, il les emmerde.

« Ces gens-là » ne sont d’ailleurs pas ses amis. Mais paradoxalement, ou pas, il a plein d’amis.

Conseils : Sors les personnes fermées d’esprit de ta vie. Si ces personnes sont dans ta famille : Bon chance !

 

C : Le patient qui pense que « ce n’est pas pour lui ».

OK si il est allé consulter plusieurs fois avec différents thérapeutes et qu’il a pu se faire un réel avis après ces expériences. Mais bizarrement, ou pas, les patients avec ces types de résistances sont souvent ceux qui n’ont jamais essayé.

Les mêmes qui te conseillent de fuir la France car c’est un pays de merde alors qu’ils ne sont eux-mêmes jamais allés voir ailleurs. #bonjourtristesse

 

D : Les patients qui n’ont pas besoin de ça :

« Moi mon problème de toute façon, je sais d’où il vient, pas besoin d’aller voir un psy »_ Sandrine (Qui « sait », mais garde quand même son « problème » depuis 10 ans…)

Dans ce cas-là, le patient n’est surement « pas prêt » à aller voir un psy. Peut-être que quelques années de souffrances en + ou la lecture d’un article sur internet l’aidera dans sa démarche.

 

Conclusion : Faut-il attendre d’être fou pour aller voir un psy ?

 

J’imaginais conclure cet article en vous disant que l’importance de la résistance que votre mental vous propose, à l’idée d’aller voir un psy, est justement proportionnelle à l’importance et à l’urgence d’aller en voir un.

Mais je ne suis pas psy. Alors je vous dirais juste que la vie est trop courte pour garder en nous des souffrances, quand on peut en régler les causes. Je vous conseillerais aussi d’essayer de sortir de votre routine en essayant de nouvelles choses, souvent, quelque soit votre âge. Vous verrez qu’en faisant ça, la qualité de votre vie risque de s’améliorer. Bizarrement.

Ou pas.

 

Etienne.

« Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine… Elle est mortelle »_ Paolo Coelho.

 

  • Cf « Le 4 accords toltèques (conseil de lecture). n°2 = Ne pas juger.
  • ** Eckart Tolle => Auteur du livre « Le pouvoir du moment présent ». (LE livre à avoir dans sa bibliothèque !!)

4 Comments

  1. Bravo pour cet article! Je suis tout à fait d’accord avec toi.. Mais je me permets de rajouter qu’il y a aussi d’autres psychothérapeutes, comme les psychanalyste et les psychiatres entre autres. Il y a aussi souvent cette idée là que de voir un psychiatre est forcément synonyme de « folie » et « prescription de médicaments » , sauf que ce n’est pas toujours le cas! Bisous

    • Etienne Bulidon

      20 mars 2017 at 14 h 37 min

      Hello Christelle!
      Merci pour ta précision 🙂 je suis d’accord avec toi! Bisous et à bientôt!

  2. En effet cet article était totalement en lien avec notre discussion d’hier 🙂

    Ton article est très juste et vraiment nécessaire. Trop de gens enfouissent leurs soucis bien profonds, mais ces derniers finissent toujours par refaire surface, que ce soit dans notre façon d’être (stressé de façon permanente, vivant avec une peur constante, traitant les gens d’une mauvaise façon), ou bien avec un mal-être émotionnel (burn out, dépression, humeurs en dents de scie), ou une maladie/un soucis physique.

    Je suis également allée voir une psy à un moment où j’avais besoin de parler à quelqu’un autre que mes ami(e)s, et ça m’a fait le plus grand bien!
    Malgré cela, j’encourage tout le monde à trouver la thérapie qui leur correspond car aller voir un psy – bien que cela soit déjà en soi un pas énorme – peut ne pas être suffisant pour faire sortir tout ce qu’il y a à faire sortir!

    Je m’explique:
    1. La libération de la parole est nécessaire pour tout travail sur soi visant à se libérer des blessures/traumas de notre passé (toute « gravité » confondue). Cette libération peut se faire par l’oral (d’où l’importance de parler, par exemple chez un psy), mais aussi par l’écrit (tenir un journal, écrire des articles, etc.).

    2. Comme on le sait, notre inconscient ainsi que notre mental (« l’ego » de E. Tolle) nous jouent très souvent des tours. On est également très forts pour nous voiler la face, surtout lorsque cela touche à des choses douloureuses qu’on a préféré oublier, ou si cela nous demande une remise en question. C’est ici que l’on peut voir les bénéfices d’allier à la séance de psy une autre thérapie plus « profonde » – sous entendu qui va également aller chercher dans l’inconscient ou dans notre champ énergétique. En effet, entre ce qu’on ressent, ce dont on se rappelle, ce qu’on pense, ce qu’on dit et ce qui est entendu par le psy, il peut y avoir une montagne! Alors que notre corps et notre énergie ne peuvent pas mentir ou omettre.

    3. Pour tous ceux qui n’ont pas vraiment envie de parler, alors ces thérapies peuvent être un point de départ. Et pour tous ceux pour qui aller voir un psy est une marque de faiblesse (cf « mon fils n’est pas fou pourquoi devrait-il aller chez le psy »!), alors peut-être qu’aller faire une séance d’acupuncture, d’EFT, de Reiki peut constituer une solution plus envisageable. On a en effet la sensation d’être un peu plus passif puisqu’on n’est pas celui qui travaille. Mais en fait, beaucoup de choses se passent!

    4. Je sur-valide ce que tu dis dans ton article: libérer des émotions a un impact ÉNORME sur le bien-être émotionnel (normal), mais aussi physique! Les blocages énergétiques créés par ces émotions négatives vont se loger un peu partout dans le corps et finissent toujours par créer des tensions, douleurs, faiblesses. Une fois les blocages libérés, le corps physique retrouve ses capacités! N’hésitez pas à consulter si vous avez des soucis physiques, même si en apparence tout va bien. Le corps ne se met pas à avoir mal par hasard, c’est toujours un signal d’alarme (Cf. mon article « La douleur est votre alliée »).

    Dans tous les cas, c’est formidable car il a beaucoup de méthodes différentes pour se faire aider! Et oui, on a TOUS besoin de se faire aider à un moment ou à un autre, il n’y a pas de honte à ça. Au contraire, c’est selon moi une grande marque de force que de réaliser qu’on ne va pas si bien et de faire la démarche de demander de l’aide!

    Je vais m’arrêter là car sinon je pourrai en écrire des pages..
    MERCI beaucoup pour ton article, qui fait réfléchir et qui je l’espère aidera les gens à sauter le pas!

    A bientôt!
    Doriane

  3. Excellent article !

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